On sait que les kinés sont très sollicités dans la prise en charge post Covid19. Mais la kiné pour prévenir les formes graves de Covid19, c’est quoi ce délire ? Vous n’êtes pas au courant !?! Pourtant c’est scientifiquement prouvé: les kinés sont nos alliés dans la pratique d’activités physiques, et celle-ci permet d’éviter la saturation des lits de réanimation dans les hôpitaux. Bon, il y a aussi d’autres solutions non médicamenteuses peu médiatisées pour lesquelles la littérature scientifique reste timide en ce qui concerne la Covid 19 en particulier. Dans cet article nous n’en verrons que deux: l’activité physique et l’alimentation qui influent aussi sur un troisième point non abordé: l’état émotionnel.

 

Le Covid-19 n’est rien, le terrain est tout

 

Pandémie ou syndémie ?

Bon c’est vrai, ce titre est quelque peu polémique et fait référence à une citation tout aussi polémique de Louis Pasteur… à moins que ce ne soit pas lui qui ai dit « le microbe n’est rien, le terrain est tout ». Quoi qu’il en soit, lorsqu’on observe les profils des personnes qui développent des formes sévères de Covid19 on remarque que le terrain y est très largement pour quelque chose.

De fait, un journal scientifique, bien connu du grand public depuis le Lancet Gate, publiait en septembre 2020 Covid 19 is not a pandemic (Covid 19 n’est pas une pandémie). Il met en avant la notion de syndémie défini dans les années 90 et caractérisée par une interaction entre une maladie et des  facteurs biologiques et environnementaux. En gros une maladie fait des ravages quand la santé publique est déjà bien amoindrie pour x raisons.

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Des facteurs de risques individuels et systémiques

Dans le cas du Covid 19 parmi les facteurs de risques on retrouve l’âge (+ de 65 ans), les problèmes cardiovasculaires, le diabète, les pathologies respiratoires (BPCO…), l’obésité, la cirrhose, les cancers évolutifs sous traitement… Donc, entre une population vieillissante et des pathologies souvent liées à notre mode de vie, le terrain est fertile pour une hécatombe.

Tout ceci est également exacerbé par un système de santé exsangue. Le manque de moyen autant humain que matériel était  d’ailleurs déjà à l’ordre du jour des grèves hospitalières de 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014 …. En fait, il semble que plus la population vieillit et a besoins de services de santé, plus on fait d’économie sur la santé publique. Résultat, les burnouts des praticiens médicaux et paramédicaux sont une réalité qui s’accentue année après année. Les flux tendus, la privatisation et la délocalisation issue de l’industrie sont devenus la norme pour nos services publics également.

Alors il est facile d’accuser des épidémies de grippe pourtant saisonnières, des canicules de moins en moins exceptionnelles, une pandémie mondiale d’un rhume particulièrement virulent ou tout autre phénomène. Mais il serait peut être plus efficace d’ouvrir les yeux sur notre société et notre système de santé tous deux malades. Ce n’est pourtant pas la priorité de nos politiques pour l’instant. Au vu de l’endettement de la France qui gonfle pour des mesures de maintien plutôt que des mesures de changements profonds, ce ne sera pas avant longtemps qu’on remettra les bœufs avant la charrue.

Nos choix individuels peuvent cependant améliorer nos conditions physique et psychologique. Cela ne créera pas plus de lits dans les hôpitaux, mais peut libérer un peu de place (qui seront vite supprimées histoire de rester en flux tendu). En tout cas, cela permet à chacun de prendre sa santé en main avant de compter sur un système de santé défaillant.

L’alimentation: une des grandes oubliées de la prévention contre le Covid 19.

La malnutrition: première cause de l’immunodéficience en France

L’alimentation est un déterminant critique des réponses immunitaires et la malnutrition est la cause la plus commune d’immunodéficience dans le monde. Notez qu’on parle bien de malnutrition en général ce qui inclut la sous-alimentation, mais englobe également les habitudes alimentaires délétères. D’après le rapport sur la nutrition mondiale de 2017, 1 personne sur 3 est concernée par la malnutrition dans le monde.

En France, l’obésité concerne 17% de la population et le surpoid 37%. Au final 1 personne sur 2 est concernée, donc certainement vous et/ou la moitié de votre entourage. Parmi les complications liées à l’excédent pondéral on retrouve : le diabète, les maladies cardio-vasculaires, certains cancers, les maladies respiratoires… (ça me rappelle quelque chose)

L’alimentation un pilier de la prévention

Il est évident que l’alimentation est un des piliers de la prévention contre les formes graves de Covid19… et de bien d’autres maladies et pathologies responsables de centaines de milliers de décès chaque année en France (“nous n’oublierons aucun nom”). Pourtant, on n’en entend pas parler dans les médias qui se concentre sur les polémiques entre médecins, l’espoir que suscitent les vaccins et les effets positifs des confinements et des restrictions sur le nombres de contaminés à la Covid19 (les effets sur la santé et l’économie c’est secondaire… “quoi qu’il en coûte” n’est-ce pas?).

Mais si on commençait par la base ? Une alimentation variée avec une majorité de fruits et de légumes frais dans l’assiette quelque soit votre âge est un minimum. Rappelons que la base de notre alimentation, ce sont les fruits et légumes (après l’eau). Viennent ensuite les céréales complètes, légumineuses et pomme de terre qui devraient être moins présents dans nos assiettes, les produits d’origine animale encore moins, et les produits ultra-transformés sont absents dans l’idéal ou exceptionnels.

Ce principe de base est malheureusement difficilement applicable pour les personnes dont les revenus sont les plus faibles. Les produits frais sont plus onéreux que les conserves dépourvus de vitamines et d’enzymes (sur-cuisson) et les produits ultra-transformés clairement nocifs (sucre, sel, graisses, additifs). Par contre, ce sont ces derniers qui coûtent le plus cher à notre société. Un “quoi qu’il en coûte” basé sur le changement plutôt que sur le maintien pourrait viser à rendre les aliments bon pour la santé plus accessibles que ceux qui sont délétères.

Chaque personne, selon son âge, ses activités, son état de santé, a des besoins qui lui sont spécifiques. Se faire accompagner par un professionnel de la nutrition est toujours une bonne idée. Il vous propose des solutions adaptées à vos habitudes, vos goûts, vos impératifs afin de réussir une transition alimentaire sur le long terme. Il ne s’agit donc pas de faire “un régime” mais bien de modifier “son régime alimentaire” et d’acquérir des habitudes plus saines tout au long de notre vie. Un check-up médical régulier afin de corriger d’éventuelles carences est fortement recommandé.

Votre kiné pour prévenir les formes graves du Covid 19

L’activité physique contre la Covid 19: c’est (encore) prouvé ! 

Une étude américaine sur plus de 48.000 patients a démontré que l’absence d’activité physique était un facteur de risque plus important que l’âge et que tout autre facteur de risque. Le risque d’hospitalisation est diminué de 56% pour les personnes qui ont une activité physique d’au moins 150 minutes par semaine. Ce chiffre  descend à -17% pour les personnes qui pratiquent moins régulièrement. Il y a évidemment des limites à cette étude et les nombreux facteurs annexes sont certainement à prendre en compte comme d’autres éléments liés à l’hygiène de vie.

On vient donc de rererereredécouvrir que l’activité physique améliore notre réponse immunitaire. Il est vrai que Aristote, qui disait “qu’un Homme tombe en état de maladie comme le résultat du manque d’exercice” il y a 2500 ans, n’avait pas de méthode scientifique pour étayer son hypothèse. Par contre, depuis il y a eu un bon paquet d’études scientifiques reconnues. Mais il est aussi vrai qu’aucune ne mentionnait spécifiquement la Covid19.

Il n’y a pas non plus d’étude qui démontre qu’un excès d’exercice physique est nocif dans le cadre du Coronavirus. Par contre, depuis 1925 et l’étude de Bailey sur des lapins et bien d’autres études qui suivront, il est raisonnable de penser que pratiquer une activité physique trop intense peut être délétère pour la réponse immunitaire contre la Covid19. Mais alors que faire ?

Votre kiné à vos côtés contre la Covid 19.

Pratiquez une activité physique régulière et modérée est la réponse qu’on n’entend pas assez au journal de 20h. En même temps, on ne fait pas dans le sensationnel là. Et c’est maintenant que vous pouvez penser à votre kiné pour prévenir les formes graves de covid 19. L’activité physique est 100% bénéfique pour la santé, le moral et de nombreuses pathologies à la condition qu’elle soit pratiquée dans de bonnes conditions. Le mouvement c’est bien les bons mouvements c’est beaucoup mieux.

Les kinésithérapeutes sont aussi à vos côtés en amont de la maladie. La prévention est un pilier de leur pratique au quotidien. Que vous souhaitiez vous remettre au sport ou améliorer vos performances sportives, les kinés sont vos alliés de premier choix. Il est vrai que ce n’est généralement pas pris en charge en dehors du sport sur ordonnance dans certains cas pour les personnes souffrant d’une Affection de Longue Durée. Mais quel prix  donnez-vous de votre santé ?

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